L'histoire
Qui est derrière Eazysell ?

Michael et Séphora
Cofondateurs Myshana Groupe · Abidjan
En juin 2020, avec Séphora, ma femme, on a lancé notre activité à Abidjan. On a commencé par revendre des ceintures qu'on achetait 750 FCFA au marché d'Adjamé, qu'on revendait 2 000.
Quatre ans plus tard, on faisait 2 millions de chiffre d'affaires par jour sur les perruques. Des bureaux dans cinq autres pays. 50 à 60 personnes dans l'équipe. En janvier 2024, on a immatriculé notre société, Myshana Groupe, et loué une salle de 350 places à Cocody pour célébrer ces quatre années.
Quelques mois après, j'ai découvert 40 millions de dette fournisseurs que je n'avais pas vus venir. Le chiffre d'affaires mensuel s'est effondré de 22 millions à 5. On a dû se séparer de presque toute l'équipe.
La raison ? Pas le marché. Pas la concurrence.
Le fait que pendant toutes ces années, mon seul outil c'était un cahier, une calculatrice, et la mémoire de mes livreurs.
En 2023, j'ai payé un développeur 1,5 million pour construire une app qui aurait réglé ça. Trois ans plus tard, rien de livré. Alors en août 2024, j'ai ouvert un ordinateur et j'ai commencé à apprendre à coder moi-même. Je ne suis pas développeur — ma formation, c'est réseau informatique.
J'ai échoué. J'ai échoué lamentablement. J'ai échoué tous les jours. Le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et même le dimanche.
Plus d'un an comme ça. J'ai même abandonné trois mois. Séphora, elle, était habituée à la chanson — chaque fois que je disais "bébé j'ai presque fini", elle croisait les bras en silence.
Puis en septembre 2025, j'ai changé d'approche. "Michael, construis juste un bébé. Une petite app. Pour ton équipe."
Le bébé a marché en trois jours.
Et il a grandi.
Aujourd'hui il s'appelle Eazysell. Il tourne chez nous tous les jours. Et je l'ouvre maintenant aux vendeurs de 11 pays d'Afrique francophone qui vivent ce qu'on a vécu.
Parce que personne d'autre ne l'avait fait pour nous.









